"Mardi 21 aout :
La nuit est très courte, le réveil plus que difficile ce matin a Bariloche. je ne vois rien de la route nous conduisant à El Bolson, trop occupée à dormir, . Nous arrivons vers 10h00.
El Bolson est une charmante petite ville, calme, verdoyante, à l'atmosphère tranquille, ce qui contraste grandement avec Bariloche. Malgré la fatique qui altère nos sens, nous tombons immédiatement sous le charme de cet endroit.
Le chemin jusqu'à l'auberge nous permet de découvrir le "centre", avec sa feria regorgeant de babioles artisanales, et de "hippies" argentins, prêts à ouvrir leur porte en échange d'un peu de "pace y love"!
L'auberge, ou "la Casa" comme l'appellent Romano et Marco, est un véritable petit lieu de paradis, un peu excentré -si cela est possible!, avec une vue imprenable sur les montagnes, un immense jardin. Comme il doit être bon de se poser ici pour quelques jours!
Après avoir déposé nos sacs, nous allons chercher nos billets de bus pour Puerto Madryn que nous devons rejoindre le lendemain, et allons nous balader dans la feria : nous achetons plein de trucs, faisons la connaissance de pas mal d'habitants rencontrés lors du premier séjour de Romano et Marco ici, et allons prendre un second petit déjeuner, accompagné d'une patisserie dégoulinate de Dulce de Leche et de chocolat un tantinet fondu!!!
Puis, nous décidons de faire une petite "balade" jusqu'à la Cabeza de Indio, à 2/3 heures de marche d'El Bolson. Quelques courses pour le déjeuner, et nous voilà partis sur la route terreuse devant nous conduire au sommet de la colline.
La vue d'en haut est magnifique, le chemin surplombe une vallée où coule le Rio Azul, et d'où l'on peut apercevoir le Lago Puelo. le soleil est de la partie, c'est superbe!
Quelques minutes encore, et un petit passage dans la forêt, et nous voilà à la Cabeza de Indio, qui doit son nom aux rochers façonnés par le vent, laissant apparaître un profil d'indien!
Puis, c'est le retour, tranquillement. vers 18h00, nous quittons cet endroit magique, et les gens qui nous l'ont fait découvrir : Ciao Marco è Romano! Le dpart est un peu dur : cinq jours que nous sommes inséparables tous les quatre, mais "il viagge continue"!...et les baleines nous attendent!"
Clem

"Mercredi 15 aout :
Arrivées à la gare vers 08h00, nous montons dans un petit collectivo qui doit nous conduire de El Calafate (Argentine) à Puerto Natales (Chili), en passant par Rio Turbigo, ville frontalière dans laquelle nous remplissons, une fois encore, toutes les formalités relatives à l'immigration.
Nouvelle rencontre dans le car : deux italiens d'une bourgade près de Milan, Romano (36 ans) et Marco (27 ans), accompagné d'un américain, Stu (23 ans). tous trois vont à Puerto Natales pour la même chose que nous : prendre le ferry qui longe les fjords chiliens en direction de Puerto Montt. Un nouveau groupe se compose alors, avec une Marjo ravie de pouvoir discuter en italien. Décidément, ce voyage offre des surprises -linguistiques notamment- à tout instant!
Arrivés à Puerto Natales vers midi, nous nous dirigeons tous les quatre (Stu est parti dans une auberge qu'il a fréquentée deux semaines auparavant, lors de sa visite du Parque Nacional Torres del Paine) vers un hostel sur la Plaza de Armas...Cerrada qu'il est écrit sur la porte! Peu importe, nous décidons de retrouver l'auberge de Stu, qui -c'est notre seul indice- porte un nom francais!
Dix minutes plus tard, noyée dans la conversation italienne qi s'est engagée entre Marjo, Romano et Marco, je m'écris "Paulette"!!! L'hostel est là, le monsieur qui nous accueille est charmant, les chambres douillettes a souhait! Installés, nous retrouvons Stu et allons déjeuner dans un restaurant conseillé par notre hôte : sôle meunière, vin blanc (chilien of course!) et rencontre avec un espagnol, Valentin, que les trois garçons ont connu à El Calafate!
Et c'est cette fière et cosmopolite troupe de voyageurs qui se dirige vers la plage. L'endroit est magnifique, le Pacifique nous offre une de ses nombreuses baies, le soleil nous réchauffe. Sur la promenade longeant la mer, une main -gigantesque- apparait : cinq doigts tendus vers le ciel...mais le paradis est bien sur terre...au bout de nos mains!
Sur le chemin du retour, nous assistons à un évènement tragique : un des nombreux chiens qui nous accompagnent est percuté par une voiture. L'animal est couché sur le flan, dans le fossé, la bouche crachant du sang. Le conducteur s'arrète et décide d'aller chercher un vétérinaire (incroyable me direz-vous, on ne verrait pas ca en France..oui, mais ici, au Chili, les chiens sont -presque- rois!). Nous attendons avec l'animal blessé que nous avons transporté sur le trottoir. et c'est bientot une, deux, puis trois personnes qui s'arrètent, anxieuses, nous demandant ce qu'il s'est passé.
Le vétérinaire arrivé à destination, nous reprenons notre route ; petite halte shopping et internet, et c'est la mission courses pour le diner. Ce soir, les hommes sont à la cuisine : spaghetti a la carbonara préparés par Romano. un vrai délice!
puis, après quelques cigarettes fumées dehors en contemplant le ciel et en cherchant désespérement la Grande OUrse (inutile de la chercher, nous somems dans l'hémisphère sud, elle demeure introuvable), nous regardons un film. Cinq minutes ou presque me suffisent pour m'expédier au lit..."
Clém


"Vendredi 10 aout :
Nous avons quatre jours d'avance sur notre programme initial, mais il nous reste a decouvrir le Parque Nacional Tierra del Fuego, la cote, El Calafate et le Perito Moreno, Puerto Natales et le Parque Nacional Torres del Paine...tout ca avant le 16 aout pour pouvoir embarquer sur le ferry, direction : Pue
rto Montt (encore!).
Ce matin, nous parton a la recherche d'une voiture a louer : nous errons un peu dans les rues d'Ushuaia et decouvrons a cette occasion l'etendue insoupconnee de cette ville!
Finalement, la voiture sera pour demain.
Nous nous "rabattons" (facon de parler, nous sommes quand meme en vacance et qui plus est a l'autre bout du monde) sur le musee maritime, ancien bagne d'Ushuaia construit en 1886 (euh?) et fermé en 1947 (ca j'en suis sure!). Le musee n'est pas essetiellement tourné sur l'histoire des prisonniers, mais ofrre un panorama complet de l'histoire navale et de la conquete de la Terre de Feu (et de l'Antarctique of vourse!), avec maquettes, cartes (d'origine?) et photos a l'appui!
Apres, cette visite, nous allons reprendre nos esprits de touristes ecervelees dans un resto (oui, encore!) fuégien : bife aux champignons pour moi, veau au vin pour Marjo, un vrai delice! Et la journee s'ecoule tranquilement, notre balade se poursuivant sur les quais ou nous jouissons d'une vue sur la baie imprenable, avec les montagnes en arriere plan, et le soleil toujours rasant.
Apres quelques courses, nous retournons a l'auberge ou nous faisons la connaissance de Gabrielle, etudiante en histoire de l'art a Paris, et avec qui nous partageons un plat de pates aux courgettes fait maison!
Puis, c'est l'extinction des feux...Une nouvelle journee nous attend demain!"


Notre voyage par étapes :
Buenos Aires, Mendoza, Bariloche, Puerto Montt (Chili), Punta Arenas (Chili), Ushuaia, El Calafate, Puerto Natales (Chili), Puerto Montt (Chili), Bariloche, El Bolson, Puerto Madryn, et Buenos Aires.
Première journée de notre périple, passée en grande partie dans les aéroports et les avions. un petit changement de programme : le vol pour Atlanta s’est transformé en vol pour Mexico! deux heures de différence a l'arrivée, un passage aux USA évité (héhé), et un bon d'achat Air France - une incitation au voyage, que demander de plus !
Nous sommes arrivées a Mexico vers 03h00 (heure française), 21h et des poussières la bas...Du coup, petit café accompagne d'une délicieuse..cigarette! jusqu'a ce qu'on tombe sur Antoine, alias Tonio, pote de Marie: le hasard des rencontres dans les aéroports internationaux, tout un poème! Petite ombre au tableau : les formalités relatives a l'immigration n'ont pas été remplies! Incompréhension entre Air France et Air Mexico? Manque de zèle du personnel a bord de l'avion? Peu importe parce que nous voila partis au pas de course au terminal 19, service de l'immigration: il nous reste dix minutes avant que notre avion ne décolle! Les papiers sont remplis en quatrième vitesse, les tampons, apposes sur les passeports, et nous voila en train de courir a travers les couloirs de l'aéroport, en espérant que notre commandant sera assez gentil pour ne pas laisser trois pèlerins dormir a l'hôtel de l'aéroport cette nuit! Finalement, tout est bien qui finit bien, l'avion nous attend, et en profite même pour prendre d'autres passagers, et nous voila repartis pour 9 heures d'avion en direction de...BUENOS AIRES!!!!
Pas vu grand chose pendant le vol : il fait nuit, tout le monde dort sauf aux heures - extravagantes - des repas, et vers 08h00 (heure locale), nous commençons a voir un bout de montagne (enneigée bien sur) par ci pas la...et puis, c'est l'arrivée imminente, le paysage orangé, marron, des champs, rien que des champs, avec quelques routes, pour nous accueillir. le coeur qui palpite, c'est l'aterrissage..Mais même après, il continue : c'est l'Argentine! nous sommes a l'autre bout du monde, et pour l'instant, rien et tout est différent : les gens attendent leurs bagages, hèlent des taxis ("Non, pas Radio Taxi, plutôt Taxi Ezeiza"), et nous, au milieu!
Petit contretemps (il en faut), nous devons attendre la copine d'Antoine, qui finalement a été bloquée a Boston par un tempête, et nous décidons de prendre le taxi : 70 pesos pour rallier Buenos Aires en une petite demi-heure, et déjà un aperçu éclairant de ce qui nous attend. la banlieue est démesurée, jonglant entre pavillons aux tuiles rouges sur le toit, palmiers, immeubles (quasi-)insalubres et favelas modernes ou les bâtiments, a défaut d'avoir été termines, exposent leurs squelettes de tiges d'acier, seches-linge improvises mais visiblement idéaux!
Nous arrivons a l'auberge de jeunesse recommandée par Antoine, au 579, Carlos Gardel dans le quartier de San Telmo, une des derniers "barrios" encore authentiques (selon certains, dont le Lonely Planet!). il est midi, nous avons traversé la moitié du monde, et nous voila en expédition pour trouver une banque de change : une bonne occasion de découvrir en avant-première le quartier!
Peru, Venezuela, Florida, Defensa, Plaza de Mayo, Avenida de l'Independenzia...Nous découvrons ces noms encore inconnus, sous un beau soleil et une température plutôt clémente : 08°C! Les comparaisons avec Ottawa, Bruxelles, New York, Barcelone..fusent, mais aucune ne met véritablement le doigt dessus. La ville est la, sous nos yeux, pas toujours tres jolie, souvent en piteux état, elle dégage pourtant une atmosphère incomparable : tout vit ici! Les gens, les bâtiments, tout raconte l'histoire de cette ville, de ce pays...
Petite halte dans une sorte de taverne ou nous nous empiffrons d'empanadas (a la viande, au poulet, aux calamars), et nous voila repartis. L'Eglise San Ignacio, construite en 1710 (la plus vieille de Buenos Aires) nous ouvre ses portes : les murs sont délabrés (pas d'argent ici aussi pour entretenir les églises. un comble dans un pays aussi catholique!), mais les couleurs chaudes de l'autel sautent aux yeux!
Le soir, nous retrouvons Alexia, une copine d'Antoine, installée depuis 3 mois a Buenos Aires. apéro accompagne d'une piccadia (énorme planche de bois surchargée de charcuterie, de fromage, d'olives...) en attendant sa copine Roxane ; les plans pour la soirée fusent, notamment une soirée de "departido" (fetes d'adieu des expat' ici), mais mes yeux se ferment après mon troisième verre de vin (Malbec puis Carcassonne..le vin argentin mérite déjà sa réputation!), et la soirée se termine pour Marjo et moi vers minuit..."

Francisco Coloane, Tierra del fuego (présentation de Luis Sepulveda).